| Cette
interview provient du magazine TV Guide.
Buffy
est la tueuse. Giles est l'Observateur. Willow est le cerveau. Cordelia
est la peste. Et Alex... ben, Alex est Alex. Nicholas Brendon est le
premier à admettre que son rôle dans BtVS n'est pas très important
dans la lutte contre les vampires. Mais les fans s'en fichent, tant
qu'il reste lui même : sympa et surtout drôle.
Jeanne Wolf a parlé avec Nicholas Brendon et découvert avec surprise
son côté sérieux.
Est-ce
que votre vie a changé à cause de Buffy ? Vous avez des hordes de fans
qui vous courent après dans la rue ?
Je
ne sors pas beaucoup, donc... Quand vous faites une série comme ça,
qui vous occupe cinq jours par semaine, votre vie se résume à jouer et
puis rentrer chez vous. J'ai un frère jumeaux qui a été un peu plus
touché. En fait, il a teint ses cheveux en blond parce qu'il en avait
marre. Il disait 'Je suis son frère jumeau !' mais les gens voulaient
quand même son autographe ou sa photo... Je le comprends. Je veux dire,
je comprends qu'il trouve ça lourd. Je l'aime beaucoup et ça, c'est
pas son job.
Est-ce
que vos espérances ont changé depuis que Buffy est sortie du lot ?
Je ne pense pas trop à ce
genre de trucs. J'aimerais juste pouvoir mourir en me disant que j'ai
fait quelque chose de bien, une différence, que j'ai inspiré
quelqu'un... Ca ne veut pas dire que je veux être une mégastar. Mon
but est uniquement de distraire les gens. J'adore faire ça ! (rires)
Merci mon dieu ! Je pense qu'Il m'a donné une espèce de talent pour ça.
Je ne me préoccupe donc pas de
tout ça. Je parle beaucoup avec ma copine. Elle me donne de très bons
conseils sur quoi faire et surtout comment le faire. Elle est actrice et
modèle, et elle écrit aussi. En fait, on écrit ensemble. Je l'ai
rencontrée avant de faire partie du cast de Buffy. Elle m'a inspiré et
m'a aidé. C'était vraiment gentil et sympa.
Ca
fait quoi d'avoir un frère jumeau ?
Ca
fait que vous avez toujours un meilleur ami --- toujours. Mes parents
ont divorcé. Donc, en fait, nous nous sommes élevés l'un l'autre et
nous n'étions jamais seuls. C'est bien : vous avez toujours quelqu'un
avec qui jouer, à qui parler, se confier. Ou aussi avec qui vous battre
! (rires)
Vous
avez toujours voulu être acteur ?
Non. Je jouais au baseball.
J'allais jouer pour les Dodgers. C'était mon but. Mes parents n'étaient
pas très contents quand je leur ai dit que voulais finalement devenir
acteur. J'ai débuté quand j'avais 20 ans. J'ai commencé par des pubs;
j'ai fait ça pendant trois ans. Ensuite j'ai arrêté parce qu'il n'y
avait pas assez d'occasions dans ma ville. J'ai recommencé mes études
mais ça n'a pas marché. Après j'ai fait des tas de petits boulots.
j'ai du faire les boulots les plus bizarres de la planète.
Tout a commencé alors que je
bossais comme assistant de production au Dave's World. Ils m'ont laissé
faire un bout d'essai pour jouer un petit rôle et je l'ai eu. Du coup,
je suis devenu assistant personnel. Je sentais qu'il fallait que je
revienne au boulot d'acteur parce que c'était la seule chose que je
savais faire. J'ai signé avec un manager et trois mois plus tard, je décrochais
le rôle d'Alex. Ca s'est passé comme ça. C'est un de ces trucs
bizarre qui arrivent sans prévenir. Pourquoi ce genre de choses
arrivent ? Maintenant, je sais...
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Vous
saviez que vous aviez un tel potentiel comique ?
Non.
Je ne l'ai jamais su. J'entend des trucs dans ma tête. Je pense que des
fois je fais des trucs anormaux par rapport à mon texte, mais au final
ça rend bien. A l'instant précis où la réplique doit sortir, je
pense à quelque chose et je le dis... C'est comme si je ne me contrôlais
pas. Et ça m'a donné des problèmes des fois parce que je ne suis pas
encore Robin William ! (rires) Donc, je dis certaines choses et les gens
les comprennent de travers, parce que c'est hors contexte. C'est quelque
chose que ma copine m'a aidé à dépasser.
Est-ce
que vous avez fait ce genre de performances toute votre vie ?
(les Américains appellent 'performance' le fait de se produire devant
un public pour un spectacle )
Ho,
non... Je suis devenu acteur en partie parce que je bégayais. Je me
rappelle quand j'avais 19 ans. J'étais assis devant la porte de ma
chambre et je me disais 'Quand j'aurai 50 ou 60 ans, sur quoi est-ce que
je vais pouvoir me retourner ? Qu'est-ce que j'aimerais avoir fait quand
j'aurai cet âge ?' C'est alors que le métier d'acteur m'est apparu. J'étais
vraiment effrayé à l'idée de parler devant des gens. Je ne pouvais
pas avoir de conversation sans bégayer. On peut dire que ce métier m'a
aider à surpasser ça.J'avais aussi des problèmes d'acné. Toutes ces
choses que je ne pouvais pas contrôler... Mais ma mère m'a dit
'Remercie les ces boutons. Parce que ça veut dire que tu as une bonne
peau. Et quand tu vas vieillir tu n'auras pas de rides.' Maintenant,
j'ai 27 ans et je joue un type qui en a 18. Donc... merci maman !
(rires)
Les
mères savent toujours tout.
Elle
avait raison... mais quand on a 17 ans et qu'on veut sortir avec cette
joli fille brune... 'Maman, ils m'ont traité de face de pizza !' Mais
maintenant, c'est génial, vraiment génial. Je suis payé pour faire ce
que j'aime, pour me faire plaisir, c'est parfait.
Est-ce
que le problème vampirique de Sunnydale ne pourrait pas être résolu
avec un usage massif d'ail ?
Hé
bien, Joss (Whedon) a fait des vampires hybrides qui ne sont pas affectés
tant que ça par l'ail. On utilise des tas de pieux, de crucifix...
L'eau bénite marche bien en général. Mais l'ail... en fait, l'ail me
donne faim. Donc, j'ai demandé qu'il n'y en ait pas sur le plateau
parce que sinon ça me pousserait à manger. Et il faut que je tienne
dans ma garde robe ! (rires)
Est-ce
qu'Alex sera un jour mordu ?
S'il
va être mordu ? Je suppose que ça dépend du renouvellement de mon
contrat. (rires) Mais pour l'instant, non. D'ailleurs, est-ce qu'on
parle d'être mordu par un vampire ou mordu d'une fille ? Peut-être que
je serai mordu d'une fille. Ce serait cool. Ce serait même génial. (
Alex ne sortait pas encore avec Cordelia ) |